 |
La Gazelle du Morbihan est la version "high-tech" de la plate en V traditionnelle du Golfe du Morbihan. Construite à Arzon par Marine Composite sur la base de plans traditionnels, elle a troquée le bois pour le sandwich en nid d'abeille. Le résultat est un subtil mélange de tradition et de modernité, qui ne laisse pas indifférent. Là où certains crient au crime de lèse-majesté, d'autres entrevoient la possibilité d'un plaisir de navigation simple, s'offrant toutes les sensations propres à cette classe de bateaux, sans hériter des corvées d'entretien attachées aux versions tout bois.
|
La Gazelle, un hybride de haute technologie et de tradition.
La Gazelle est avant tout un hybride à deux faces. D'un coté c'est un voilier traditionnel pur jus, avec des plans hérités des plates en V du Golfe du Morbihan. D'un autre coté c'est un concentré de haute technologies avec une construction qui rappelle celle des bateaux de course modernes.
Ce qui rend la Gazelle du Morbihan originale, c'est que son constructeur [Marine Composite] à choisi de mettre la technologie non pas au au service de la compétition, mais de la simplicité. Il en résulte un bateau facile à opérer, nécessitant peu d'entretien, techniquement insubmersible, et très performant. La Gazelle est le bateau familial par excellence, simple, pas trop cher, facile à mettre en oeuvre, avec un tirant d'eau minimal et qui fonctionne très bien même par petit temps.

Les dériveurs houaris dérivés des plates en V sont très courants dans le Golfe du Morbihan.
Ces dernières années avec le regain d'intérêt pour la voile traditionnelle, cette classe de bateaux a repris du galon, et il est aujourd'hui presque impossible de naviguer dans le Golfe sans en croiser au moins un ou deux. Deux constructeurs principaux se partagent le segment: d'une par le chantier du Guip de l'Ile aux Moines qui construit une version tout bois, et qui sort trois à quatre Guépards par ans; d'autre part, Marine Composite basé à Arzon qui fabrique la version "hightech" en sandwich composite nid d'abeille, et sort une dizaine de Gazelle chaque année.
Comme toujours, il existe un grand débat entre ceux qui considèrent que le plus important c'est la vision fonctionnelle de la création d'Etienne Riguidel qui prime. A savoir un bateau simple, pas cher, adapté aux régates familiales dans le Golfe du Morbihan, et ceux qui considèrent que hors du respect absolu des plans d'origine point de salut. Bien que les deux points de vue se défendent, d'un coté une vision monotype avec un club très strict sur le respect du règlement, et de l'autre, une vision plus pragmatique qui considère que se priver des progrès techniques et des nouveaux matériaux n'a simplement aucun sens. Je dois dire que si je comprends la notion de monotype pour la régate, certain éléments du règlement de jauge des Guépards publié par l'association des propriétaires me laisse perplexe. Je pense tout particulièrement à l'interdiction de laisser la dérive descendre jusqu'au fond du puits ou de rendre obligatoire la présence du logo sur les voiles, pourquoi pas interdire les gilets de sécurités autogonflants, normaliser le poids des équipiers, et imposer une chemise blanche comme dans certain clubs anglais?
Il est par ailleur amusant de rappeller que les voiliers dérivés de plates en V ne sont pas spécialement traditionnels. Si les plates en V sont présentes dans le Golfe du Morbihan depuis fort longtemps, elles étaient avant tout manœuvrées à la rame. L'ajout d'une voile pour en faire un bateau de loisirs, ne date que des années soixante. Dans le Golfe, les véritables bateaux traditionnels de travail à voile sont les Sinagots, les plates en V à gréments houaris sont des jouets à la fois performants et amusants avec un "look" traditionnel, mais ils sont résolument modernes.

J'aime 
L'aspect général: Le fait d'utiliser un sandwich polyester nid d'abeille ne change aucunement l'aspect "traditionnel" du bateau. A plus de 20 mètre, Il faut être un expert pour réussir à faire la différence entre les versions bois et composite. Une fois au mouillage, même avec des jumelles, il est presque impossible de faire la différence entre la copie version bois, et la copie version composite, mais le plus surprenant reste que même à bord, les matériaux de construction "hightech" sont si discrets qu'ils se font oublier très rapidement.
Simplicité de maintenance: Tout le monde comprendra qu'en passant du bois au sandwich composite, entretien et maintenance se retrouvent réduits à leurs plus simple expression. Pour les personnes qui sortent à la journée, un petit coup de jet après chaque sortie pour éviter les traces de sel; pour ceux qui restent au corps-mort, dix minutes de nettoyeur haute pression à la fin de la saison, et l'affaire est réglée. Ceux qui, comme moi, ont du mal à trouver suffisamment de temps pour sortir en mer, trouveront plaisant de ne pas passer du temps à refaire les vernis ou la peinture en début de saison, à l'inverse les amoureux du bois n'y trouveront certainement pas leur compte.
Sécurité (insubmersible): Si le terme (insubmersible) à disparu de la terminologie officielle de la classification Européenne des coques, la Gazelle est techniquement impossible à couler. La coque est entièrement composée de nid d'abeille, et en cas de de perforation, seules les cellules directement au contact de l'avarie sont détruites, il suffit de se déplacer de deux ou trois cellules pour ne retrouver que des cellules intactes, et donc remplies d'air. Comme absolument tout le bateau (fond, bordure, caissons, ...) est en nid d'abeille, même en cas de perforation importante, et donc de remplissage de la coque, le bateau ne peut pas couler (ce qui ne vous dispense certainement pas de porter un gilet de sauvetage).
Performance et plaisir de navigation: Avec 20M2 de toile, pour moins de 400kg et 5.5m de longueur, pas de surprise possible, la Gazelle est forcement véloce. Par contre ne comptez pas trop sur les quelques kilos de moins pour espérer aller plus vite que les version bois. A ce niveau là, le niveau technique des équipiers reste fondamental. D'un point de vue sensation, la Gazelle à tout du dériveur léger. Elle réagit au moindre souffle de vent, elle est souple à la barre, et n'est pas sans rappeler les sensation des petits dériveurs de notre jeunesse. A noter que la Gazelle gite facilement, elle est très sensible au positionnement de l'équipage. A ce niveau il n'est pas certain, que ce que je considère comme un avantage, soit vu de la même manière par tout le monde.
Entièrement auto-videur: Que ce soit pour avoir les pied secs en navigation, ou pour être certain de ne pas retrouver son bateau à moitié coulé après trois semaines de corps mort, la fonction auto-videur est un véritable bonheur. Si somme toute, les gréements traditionnels ont assez souvent un mécanisme pour chasser l'eau du cockpit en navigation, il est par contre beaucoup plus rare de voir une fonction autovideur au mouillage. Sur la Gazelle, c'est évidemment le fond en nid d'abeille qui assure une flottabilité suffisante pour garantir au plancher d'être toujours au dessus de la ligne de flottaison. L'eau coule donc par simple gravitation de l'avant vers l'arrière, ou elle sort par une trappe anti-retour.
La qualité de construction: la Gazelle utilise les mêmes matériaux et techniques de construction que les bateaux de courses ou l'aéronautique. La coque est collée sous vide, puis le pont est stratifié à la coque pour assurer la solidité de l'ensemble. L'ensemble est d'une finition irréprochable, le gel coat est teinté dans la masse, et les liaisons bois/stratifié sont irréprochables. Le modèle que j'ai testé était équipé de très belles voiles de régates fabriquées par "All Purpose", le tout avec un accastillage simple, mais de première qualité. Au final la construction se résume à: beau, simple, solide.
La mise sur remorque: transférer la Gazelle de l'eau pour sa remorque est un jeu d'enfant. Moins de 400kg autorise la mise à l'eau à chaque sortie, d'où l'importance d'une bonne remorque. D'une part tout le monde n'a pas de corps mort, et d'autre par laisser son bateau au mouillage génère pas mal de travail supplémentaire (antifouling, nettoyage après les mouette, ....) Au final, je trouve aussi avantageux de mettre à l'eau à la sortie, l'entretien du bateau s'en trouve considérablement réduit, et ça offre la possibilité de changer régulièrement de zone de navigation. La gazelle fait 380kg, avec tout l'équipement à bord elle dépasse à peine les 400kg, autant dire rien pour une remorque moderne à rouleaux. Il me semble important de préciser que la Gazelle reste suffisamment légère pour ne pas nécessiter de remorque freinée. Ceci prend toute son importance quand on trempe régulièrement dans de l'eau salée. En effet si les jantes de roues n'aime pas l'eau mer (elles rouillent), les freins se bloquent carrément. Bien sur, les vendeurs vous expliqueront qu'on ne met que les pneus dans l'eau, mais ll suffit d'avoir essayé une fois pour savoir qu'à la première vaguelette leurs belles explications tombent à l'eau, d'ailleurs si avez un doute regardez l'allure des remorques de chantier.
Les coffres de rangements: avec un grand coffre autovideur à l'avant et un coffre étanche à l'arrière pas de problème pour emporter le pique-nique, les affaires de plage, ou même le nécessaire pour une nuit de camping. La fermeture des portes est assuré par un simple panneau en bois, qui se bloque dans le bas par un tasseau, et dans le haut par un simple loquet. Leur positionnement fait qu'ils restent réellement accessibles même en navigation. Au final c'est simple et ça fonctionne.
Je n'aime pas 

Le mâtage/démâtage: Bien que le mat ne fasse que 18kg pour 6m de long, je ne partage pas l'optimisme de Marine Composite sur la facilité de gréer. Si je n'ai aucun doute sur ma capacité à effectuer l'opération avec l'aide mon fils (qui est menuisier), je ne risquerais pas ma chance avec ma femme, ou l'une des mes filles . Le mat est en bois collé, renforcé par de la fibre de verre aux points d'usure, et si 18kg semblent acceptables sur le papier, il faut se méfier du ballant dû à la longueur. En plus, histoire de simplifier l'opération, les bouts de relevage de la dérive passent dans le coffre avant, exactement au milieu de son passage, obligeant l'équipier à faire de la gymnastique pour rendre l'insertion possible. Sauf à être taillé comme un charpentier de marine, je ne conseille pas le choix du mat en bois pour les personnes qui sortent à la journée. Celui-ci ne posera aucun problème pour trois ou quatre matages/dématages par an, mais je reste sceptique pour le faire à chaque sortie. Dans les options possibles, je partirais soit sur un mat carbone (10kg de moins, 1000€ de plus), soit je profiterais du fait qu'il n'y ai pas de poutre de renfort devant le mat pour installer une chèvre de levage. Alternativement le choix d'un mat en aluminium (moins beau) pourrait permettre de gagner suffisamment de poids pour rendre l'opération faisable par une seule personne. Enfin dernier point, je trouve dommage qu'il n'y ai pas de tube pour guider le mat dans le coffre avant du bateau.Je sais que les puristes de la régate ne seront jamais d'accord avec moi (ils veulent pouvoir régler la position du mat en fonction des conditions de courses). Au final il me semble qu'un tube de guidage ne changerait pas le comportement général du bateau, en revanche, il permettrai de mâter seul.
Les bancs intérieurs: autant je trouve intéressant le banc traversant au milieu du bateau, autant les deux petits bancs du coté me semblent ridicules. Je sais qu'ils existent sur tous les bateaux de ce type, mais je les trouve soit trop petits pour vraiment s'asseoir dessus, soit trop grands et génants quand on s'assoit sur le franc bord. Ils sont peut être intéressants pour des enfants, mais je trouverais aussi bien qu'ils soient démontables.
Le stick et barre de safran: Le safran très agréable, neutre et très précis, en revanche la barre de safran manque d'ambition. Elle est si fine, et on l'a l'impression de tenir une grosse allumette. Pour le stick c'est encore pire; même pas un petit crochet pour le garder en place au mouillage ou en navigation par petit temps, en plus il est tout plat, on croirait une latte de récup 
Le manque de taquets: si l'avant du bateau est équipé d'une bitte d'amarrage sur le pont avant, rien à l'arrière. C'est pourtant bien agréable d'avoir quelques points d'ancrages pour accoster au ponton, ou pour s'amarrer le temps d'un pique-nique.
La compétition
Tous les bateaux sont uniques, et faire le choix de compétiteurs n'est jamais simple. Dans le cas de la Gazelle le compétiteur le plus évident est évidement son frère jumeau en version bois "Le Guépard" du chantier du Guip, mais est-ce forcement le plus logique? Si on retient avant tout l'approche fonctionnel avec un bateau au look traditionnel, mais simple d'entretien alors pourquoi pas un petit Skelig de Plasmor? Enfin si on regarde le coté voilier familial des années soixante en version polyester, alors le Corsaire est probablement le bateau avec l'histoire la plus similaire.
- Le Guépard, fabriqué par le chantier du Guip sur l'Ile aux Moines, c'est le même bateau en version bois. A noter que s'ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, le prix n'est pas le même. La version bois coute 30% plus cher que celle en composite.
- Le Skelig, fabriqué par Plasmor à Theix (sortie de Vannes), C'est un bateau beaucoup plus rustique, sortie en plus grande série. L'accent est avant tout mis sur le fonctionnel, et le composite reste très visible. Moins beau, peu performant, mais aussi moins cher (tarif 2008).
- Le Corsaire, un bateau nettement plus gros, bien que facile à transporter il est difficilement sortable à la journée. C'est toutefois un des voiliers familiaux incontournable des années 60 qui continue à susciter des passions. Il est disponible en version polyester chez JYplast,
- Le Loup,fabriqué par Franch Roy, c'est un bateau dit de "belle plaisance". D'une part l'architecture ne provient pas d'un bateau de travail, mais d'un bateau de plaisance des années 20. D'autre part si la coque est construite en composite, la grande majorité sont livrés en version pontés teck. Le Loup à été conçu dans le bassin d'Arcachon, il est donc très bien adapté à la navigation dans le Golf du Morbihan. En revanche, c'est un bateau beaucoup plus luxueux (bancs en acajou, pont en teck, ...). Coté prix et entretien, c'est au moins s'équivalent d'un bateau tout bois.
Quelques photos
Plus de photos:
Mes recommandations
La Gazelle est définitivement un bateau prêt à naviguer, toutefois la perfection n'étant pas de ce monde j'ai quelques propositions de changements.
- Les voiles de bases ont une prise de ris, par contre la voile de régate que j'ai testée bien que superbe, n'en avait pas. Avec 20M2 de toile, par 15/20 noeuds de vent, ou en navigation solitaire, l'option de pouvoir réduire la voilure ne me semble pas stupide. Bien que cela ne plaise pas à tout le monde, je prendrais une voile de type régate, mais avec une prise de ris.
- Un mat de 18kg est à mon avis trop lourd pour des mises à l'eau à chaque sortie. J'opterais pour un mat plus léger, soit en carbone, soit en aluminium peint, probablement moins joli, mais qui permettrait de gagner 8kg pour avec surcout négligeable. Enfin j'ajouterais un tube de guidage dans le coffre pour simplifier la mise en place du mat. Une option alternative serait la mise en place d'un mat chèvre, ce qui semble avoir déjà été fait par un des propriétaires. Malheureusement, je n'ai pas vu, et je n'ais pas de photos

- Rendre démontables les bancs intérieurs arrières.
Le chantier Marine Composite
L’entreprise Marine Composite est basé à Arzon (Port du Crouesty). Elle à été créée en 1996 dans le but de développer une activité de construction et réparation de bateaux à voiles et à moteurs. Jusqu'en 2005 sa principale activité était la réparation. Suite à une chute d'activité courant 2005, elle a été reprise par Bernard d'ASSIGNIES et Baptiste GUENOUX, ses dirigeants actuels. L'activité à été relancée avec un nouveau programme de rénovation et réparation, la Gazelle est apparue en avril 2006. Aujourd'hui le chantier emploie 6 personnes à temps complet, et son activité se répartit de manière équilibrée entre la production de la Gazelle et les programmes de rénovations et réparation.
Le prix de la Gazelle Morbihan
Prix complet avec voiles : 19 500 euros TTC (gazelle-morbihan-tarif-2008.pdf)
(C)licence libre GFDL
|
Y a t il des royalties à payer ? (montant ?)
Si oui, à QUI ?
ou bien seuls les chantiers du GUIP et Marine Composite sont detenteurs des droits de construction ?
===> Réponse Fulup
Les plates en V existaient bien avant le Guépard et La Gazelle, il n'y a donc pas de probleme de droits pour faire sa propre plate en V. Si la Gazelle est une conception purement Marine Composite, et utilise une technique nid d'abeille avec moulage sous vide pas vraiment compatible avec une construction amateur, le Guépard qui est basé sur un plan de Etienne Riguidel, sans etre simple car c'est pas du contre plaqué serait accessible.
==== Réponse ERIC BLANCKAERT GAZELLE 206 et GUEPARD 3(dans la jeunesse).
Les plans existants sont entre les mains de Paul BONEL patron du chantier du
guippe à l'ile aux moines.
Ces plans sont une reconstitution établie à partir de 2 guépards et sont
disponibles auprès de Paul moyennant une redevance d'environ 150,00 euros.
Cette redevance étant reversée aux ayants droit d'ETIENNE RIGUIDEL.
D'autre part Paul bonel peut vous aider par la mise à disposition de
gabarits et conseils.
Dans le domaine des plans de plate en v il est certain qu'il éxiste autant
de variations que d'iles dans le golfe.
En effet il suffit de regarder les modèles éxistants qui sont sur pendille à
ARRADON pour s'en rendre compte.cela est du au fait qu'Etienne répondait aux
souhaits des ses clients quant aux matériaux,emplacement de la dérive,+ ou-
de V,etc....
Aujourd'hui il éxiste une uniformité de ligne sur les plate en V du GUIPPE
en bois -GUEPARD- et sur les plates en V de MARINE COMPOSITE en
composite-GAZELLES. Il est à noter que les GAZELLES étant fabriquées dans
des moules il ne peut y avoir de différence dans les lignes,le V,emplacement
du mat,du puid de dérive,ETC.....Il éxiste donc moins de différence entre un
guepard et une gazelle qu'entre 2 guepards.
====> Réponse Antoine R.
Il reste encore GUILLO un fabricant de plate en V rue des frères Cadoret à Conleau.
Je lui ai fais réparer un Mini-Berder il y a quelques année de cela.
Son atelier est toujours en activité car on peu entendre du bruit lorsque
l'on passe devant. Le hangar en tôle ou il bosse est juste en face du ''Roof''.
Cela aurait clairement démarqué ce bateau et aurait évité ces polémiques.
Il est évident que la Gazelle en peut se comparer à un Guépard. La différence de poids et de réaction aux efforts d'un bateau de construction traditionnelle, ou en nid d'abeille fait que les bateaux sont similaires d'aspect mais forcément différents dans leurs comportement sur l'eau.
Sinon un regret aussi pour le tableau arrière de la Gazelle.... Pourquoi avoir rajouté un placage bois? Surtout quand on voit le "raccord" du bordé de tableau....
Tout ça finit par faire un peu ersatz....
==== réponse Fulup ====
La polémique n'est pas forcement un défaut:) Ceci dit je suis assez d'accord sur le fait qu'il y existe probablement une place pour un bateau beaucoup plus novateur qui tout en gardant l'esprit de la voile familiale d'Eugène et l'héritage des plates en V pourrait être modernisé: non seulement par les composants de constructions, mais aussi dans son architecture. Ce qui à mon avis n'enlève rien à l'intérêt de l'approche "gazelle" avec une construction "hight-tech" sur un "look&feel" traditionnel.
Sinon pour le tableau arrière en placage bois, c'est une option que personnellement j'aime pas plus que ca. Ceci il semble que ça plait, on retrouve la même approche chez d'autres constructeurs (ex: Frank Roy sur son loup) et c'est bien connus "le client à toujours raison" n'est il pas :)
Je trouve pour ma part que cet essai est très neutre et objectif. Par ailleurs, je crois que celui qui l'a fait possède un plume et peut donc se considérer objectif et avoir des éléments de comparaison.
Je trouve assez désolant que les propriétaires souffrent de la comparaison. Etant moi-même un récent acquéreur de gazelle, j'ai longtemps hésité car j'aime beaucoup le guépard. C'est un beau bateau en bois qui marche bien et qui rassemble beaucoup de passionnés...mais le gazelle est aussi un très beau bateau et qui a quand même des avantages clés :
- vous n'avez pas à le vider de l'eau de pluie à chaque fois que vous souhaitez naviguer
- vous ne passez pas une semaine par an à l'entretenir pour refaire sa peinture et maintenir son étanchéité
- il est plus léger à manipuler (mise à l'eau et échouage)
- il est environ 15 % moins cher
Les propriétaires de gazelles aiment les guépards et souhaitent les associer à toutes leurs manifestations. Ils ne souffrent pas de la comparaison. Pourquoi la réciproque est-elle fausse ?
L'union devrait faire la force d'un type de plaisance en parfaite harmonie avec le golfe
=============== Réponse Fulup ========================
Merci pour le compliment, je confirme que je ne possède ni un Guépard, ni une Gazelle mais un plume. Comme beaucoup d'autre passionné du Golfe du Morbihan, je connais à fois Bernard d'Assignies et Paul Bonnel, respectivement responsable des chantiers du Guip pour le Guépard, et de Marine Composite pour la Gazelle. Je n'ai aucune raison d'être pour ou contre qui que ce soit, j'ai bien trop d'admiration pour leur travaux respectifs pour établir un classement. Je partage donc l'idée qu'une guerre de clans entre les classes de plates en V serait la plus mauvaise idée possible, pour qui prétend œuvrer au rayonnement de ces bateaux. L'union fait bien la force :)
ça manque un peu de comparatifs argumentés,voire d'enquète serieuse si vous entrez dans la polémique
===== Fulup réponse ======
*** Un article a charge du Guépard ? La réponse est évidemment NON (j'ai beaucoup trop de respect pour Paul et le chantier du Guip). D'ailleurs même s'ils se ressemblent comme deux goutes d'eau, le Gazelle et Guépard ne visent pas la même clientèle. Un amoureux des bateaux en bois ne regardera même pas la Gazelle, alors que certain (comme moi) n'achèterons jamais de bateaux en bois (trop fainéant). Au final l'écart est bien plus comparable à ce qui existe entre une Porsche avec un moteur 6 cylindres à plat refroidies par air et une Honda S2000.
*** Pour le comparatif, c'est pas le sujet. D'ailleurs ça serait quoi un comparatif sérieux ? une régate, les faire désaller dans le courant de la jument pour voir celui qui s'en sort le mieux, les jeter contre les rocher pour voir le premier qui coule, ... ???
*** Enfin pour le sérieux d'enquête, je pense avoir fait ce qu'il faut pour me permettre d'écrire cet article tel qu'il est. D'ailleurs ce lien à été passé aux propriétaires de Gazelles, et a ce jour, sauf quelques points de détail,j'ai pas beaucoup de critiques.
**** Conclusion: La Gazelle à troqué le bois pour le composite nid d'abeille, ça en fait un bateau: plus léger, insubmersible avec un entretiens réduit au minimum pour une prix légèrement inférieur. Par contre ça n'a pas le charme d'un vrai bateau bois, il me semble que personne n'a dit le contraire.